De l'aide pour un ami - Randy Dominguez

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De l'aide pour un ami

De l'aide pour un ami - Randy Dominguez

J’avais acheté une viande préparée en sauce dans un supermarché. Le goût et la texture du morceau du morceau étaient inhabituels. C’était un plat de porc au caramel accompagné de riz basmati. J’adore la cuisine asiatique. J’en mange régulièrement, car je trouve que la saveur de ces aliments est fine. Ce que je préfère, ce sont les préparations de nouilles sautées surtout accompagnées de légumes rissolés, légèrement croquants ; cette délicieuse recette est très différente selon l’établissement où je me les procure. À la sortie de mon travail, un restaurant propose ce plat à emporter. J’en prends souvent pour les déguster dès mon retour, devant une bonne émission ou une série à la télévision, car ce restaurant les prépare divinement.

Le soir où je pris le porc au caramel, un orage se préparait. Je me dépêchais de rentrer chez moi, ce qui explique le choix de mon lieu d’achat. Dès mon arrivée, mon téléphone sonna. Je laissais le repas que je voulais prendre ce soir-là de côté. Un ami me demandait de l’aide pour rentrer un canapé qui était menacé par la pluie. J’accourrais pour transporter avec lui son nouveau meuble. Trois étages sans ascenseur après, je restais pour boire un verre avec lui. Lorsque je rentrais, je réchauffais au four à micro-ondes mon plat. Ensuite, je m’endormis devant l’écran qui continuait à diffuser des informations et des publicités que je n’écoutais plus que vaguement. Une de ces réclames parlait de soigner les varices au laser. Je me souvins que ma mère avait choisi ce procédé et qu’elle en avait été très satisfaite.

En pleine nuit, je m’éveillais, victime d’un mal de ventre terrible. Je pris des médicaments pour faire passer la douleur, mais une heure à peine après, elle me reprit. Aucun autre symptôme ne venant s’y ajouter, j’essayais de me détendre en respirant doucement. Je repensais à mon enfance heureuse, à mes parents, à mon premier chien… Doucement, le sommeil vint. J’étais si fatigué que je n’entendis pas mon réveil sonner. Le temps passa, deux heures exactement, avant que j’émerge de mon sommeil réparateur. Je n’avais rien de spécial à faire ce matin. Je n’avais mis mon alarme pour me réveiller seulement dans le cas où j’aurais été en forme pour aller courir, ce que je n’avais pas pu faire. Je pris donc mon album de musique préféré, un livre que j’attendais de lire depuis deux mois, un chocolat chaud, en somme tout ce qu’il fallait pour que je me détende. Mon mal de ventre était passé.