Quelque chose de surprenant ! - Randy Dominguez

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Quelque chose de surprenant !

Quelque chose de surprenant ! - Randy Dominguez

Il y a des choses comme ça qui vous font regarder la vie par le biais d’un nouvel angle. Cela faisait un moment que j’avais décidé avec ma sœur d’aller nettoyer l’ancienne maison de nos parents. Elle était très grande et possédait même un court de tennis. Cependant, elle était un peu trop éloignée pour se permettre de faire un aller-retour tous les jours. Nous avions l’habitude de nous la partager pendant l’été. Cette année, ma sœur voulait se l’accaparer entièrement, pendant tout l’été, car elle voulait recevoir beaucoup de monde. Ma foi, à partir du moment où je pouvais espérer en profiter en septembre, au début de l’automne, je n’y voyais aucun mal.

J’y faisais malgré tout un petit détour en plein mois de juillet. Je voulais avant de partir en vacances prendre quelques trucs pour pouvoir faire du camping avec quelques personnes qui m’accompagnaient. Je trouvais ma sœur en compagnie de plusieurs personnes. Tous en tenue d’Adam et Eve. Je venais de comprendre pourquoi cette insistance à vouloir que je m’éloigne pendant tout l’été. Ce n’est pas la nudité qui me choquait personnellement ce jour-là, c’est l’augmentation mammaire que venait de se faire subir ma sœur. Je ne savais s’il fallait être dans l’étonnement, ou dans l’ahurissement. Je trouvais cela d’un très mauvais goût et complètement déplacé. Je repartais sans rien dire, car je savais qu’à mon retour, une petite discussion allait s’imposer.

Comme convenu, je passais les premiers jours d’automne dans la maison familiale. J’arrivais tard le soir. J’avais juste eu le temps de voir tout le rangement qui n’avait pas été fait par ma sœur avant de repartir. Le lendemain matin, je prenais mon café sur le transat. Je jetais un regard sur tous les alentours. Mon regard s’arrêta net, un moment, sur l’étendoir. Il y avait dessus un soutien-gorge. Il ballottait tranquillement au vent. Je ne pouvais m’empêcher de revoir la nouvelle poitrine de ma sœur. Il existe, je le pense, malgré le lien du sang, tout de même, une certaine pudeur qui se crée avec le temps, qui fait qu’il nous est inadmissible de voir certaines choses, ou un certain dépassement franchir, une certaine frontière de l’entendement entre frère et sœur. Nous avons, nous tous, je le crois, certainement besoin de garder une certaine image fraternelle entre nous. En ce qui me concerne, le soutien-gorge me faisait signe en oscillant comme un pendule sur son fil, que ce n’était certainement plus mon cas.