Un ami de perdu… - Randy Dominguez

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Un ami de perdu…

Un ami de perdu… - Randy Dominguez

Il y a des jours, où je me demande pourquoi avoir choisi tel ou tel ami, pour traverser ma vie. Je venais de changer de contrat dans une agence de publicité. Je travaillais énormément, et parfois, très tard dans la nuit. La seule chose que j’appréciais en semaine, c’était de m’allonger sur mon fauteuil face à la télé, et m’endormir doucement, en ne pensant à rien. Ce sont ces petits plaisirs simples, qu’il est très souvent très difficile d’entretenir et de garder. Une des expériences de la vie, m’aura montré qu’il faut vraiment toujours rester très alerte en ce qui concerne sa tranquillité.

Un de mes amis de passage, m’avait demandé de pouvoir rester chez moi pendant quelque temps, pour se remettre de sa rupture avec sa copine. J’acceptais de le recevoir, tout en sachant que j’allais perdre un peu de tranquillité et de repos pendant un certain temps. Je pensais à ce moment-là que c’était une histoire de quelques jours. Je ne voyais pas cela d’une façon dramatique, jusqu’à ce qu’une des habitudes de mon ami, qui était de rester éveillé jusqu’au petit matin, commence à me peser. De prime abord, cela ne paraît pas dérangeant, si ce n’est qu’il ne voyait aucun tort de venir me réveiller plusieurs fois, pour lui trouver un petit truc qu’il ne trouvait pas tout seul. Au bout du troisième jour, il s’ennuyait. Pour remédier à cela, il ramenait du monde pour rigoler grassement pendant des heures. Mais premières valises sous les yeux, je lui demandais gentiment de se mesurer, parce que mon travail ne me permettait pas d’y aller trop fatigué. Il me fit le coup de l’ami blessé, navré de ne plus être accepté pour ce qu’il était. Ami pour ami, il fallait bien que cela aille dans les deux sens pour que cela ait un sens.

Le lendemain, il rentrait complètement saoul d’une fête avec des amis. Il tapa si fort sur la porte, qu’il m’en décrocha le cœur. Quand j’ai ouvert la porte, il entra en trombe, et s’affala directement sur mon fauteuil. Il passa le reste de la nuit, jusqu’au matin à gémir et à crier. Le lendemain, à mon retour, je lui faisais comprendre que je n’avais pas encore fait une nuit complète depuis qu’il s’était installé chez moi. Il me rétorqua que je lui avais demandé de ne pas passer de soirée chez lui, et que la veille, il était resté dehors. Je me taisais, car je ne voulais pas de disputes. Le soir tard venu, encore une fois, il tapa comme un dingue sur la porte, au point de la casser. De plus, il avait vomi juste devant. Je vis rouge. Il s’affala encore une fois sur mon sofa. Je pris une bouteille d’eau très fraîche du frigo, et la lui versais sur le visage. Il se leva d’un bond, me menaçant de me donner un coup de poing. Le lendemain, quand je me levais de mon lit après une autre nuit blanche, je décidais de prendre ma journée pour aller dans un magasin de porte et fenetre Saint-eustache, pour en choisir une plus solide. Je changeais aussi de serrure. Je déposais ses affaires dehors avec un mot dessus. Dommage.