Une découverte dérangeante - Randy Dominguez

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Une découverte dérangeante

Une découverte dérangeante - Randy Dominguez

S’il y a un secteur pour lequel je n’ai aucune connaissance, c’est bien celui du domaine hospitalier. J’ai toujours espéré ne jamais avoir à faire avec un médecin, ni à devoir faire un séjour dans un hôpital. Je tenais absolument à y croire, car pour moi, avoir eu à faire ne serait-ce qu’un petit séjour, même pour quelque chose de totalement banal, aurait été le début de la déchéance physique et mentale. J’avais pourtant dans ma famille, beaucoup de mes cousins qui avaient choisi la médecine comme choix de carrière dans la vie. Il n’empêche que j’ai toujours préféré faire confiance à ce qu’on appelle, la médecine parallèle. Même si celle-ci paraît improbable aux yeux de beaucoup de gens, ceux qui ne juraient que par elle, estimaient qu’elle avait la possibilité d’offrir beaucoup plus au corps humain, qu’aucun soin hospitalier, et ce, quel qu’il soit. Il arrive cependant qu’il y ait des événements dans la vie, qui fasse que même si l’on veut absolument éviter avoir à faire avec quelque chose, le destin s’octroie l’opportunité de nous y forcer, même de la façon la plus douce. Ma plus jeune sœur venait d’accoucher, et j’allais lui rendre visite dans un hôpital pas très loin de chez moi.

Ma famille lui avait déjà rendu visite le matin même. J’y allais donc un peu plus tard, car je n’avais pas pu me libérer de mon travail. En rentrant dans sa chambre, elle était seule, et paraissait très affaiblie. Ma mère devait revenir dans la demi-heure qui suivait, pour rester un peu avec elle. Je l’attendais, tout en réfléchissant au fait que je trouvais anormal qu’il y ait si peu de personnel hospitalier, au niveau du service de la maternité. Une infirmière entra quelques minutes plus tard. Elle se présenta à ma sœur. Elle lui prit sa pression artérielle, et lui posa quelques questions, sûrement rudimentaires. À un certain moment, ma sœur me souligna qu’elle ne l’avait encore jamais vue, et qu’elle avait eu à faire avec une autre infirmière jusqu’à présent. Quand ma mère nous rejoignait dans sa chambre, j’allais trouver l’infirmière pour lui demander qui était celle qui devait s’occuper de ma sœur en particulier. Elle m’annonça que la plupart des infirmières que je voyais dans ce service venaient d’agence placement infirmier, et qu’aucune n’avait de patients spécifiques à suivre. Elles étaient très souvent recrutées le matin, pour un temps horaire bien défini, et ne savaient jamais si elles allaient être recrutées le lendemain dans le même secteur. Apparemment, c’était une chose qui était devenue habituelle. Je ne pouvais que conforter mon idée de ne jamais avoir à faire avec le monde hospitalier.